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Providencia (Colombie)

via Colon et les San Blas

 


Colon - Portobello - Isla Linton - 4 et 5 avril 2004

Nous quittons Colon aujourd'hui. La porte du Pacifique est devant nous. Ce n'est pas pour cette fois, plus tard sûrement. Nous remontons vers la Floride que nous souhaitons atteindre avant le gros de la saison cyclonique. De Panama il nous faut aller vers Providencia, le Honduras, le Guatémala, le Bélize, Mexique, puis Key West et Fort Lauderdale.

Depuis quelques jours Eole n'est pas notre allié et nous sommes à Colon où nous attendons, comme on dit ici, une fenêtre météo !.

Au Yacht club de Colon nous avons la bonne surprise de tomber sur Michel de Bambino ex Cul-de-sacquien de Saint-Martin, avec son team et son nouveau voilier No Way. No way arrive de Panama city et maintenant les Michel and co doivent le ramener en France. Nous passons un bon moment ensemble, échanges de cartes marines et conseils divers, ti punch of course pour célébrer tout cela avant de nous séparer et de souhaiter bon vent à No Way ! Avec un nom pareil toutes les routes sont permises pour rentrer en Europe !

No Way - Les Michels and co.

Nous quittons Colon pour, à nouveau, les San Blas d'où la navigation pour atteindre Providencia est plus directe. Nous repassons dans les coins sympathiques de Portobello où notre piroguier Buenas vient nous vendre quelques avocats, papaye etc…, Isla Linton où les singes se promènent toujours sur la plage et où Contigo nous donne quelques derniers points météo puisque c'est lui le monsieur météo sur le net BLU des américains…

S/v Contigo

 

Nuinudup- Western Salar - Cangombia - Coco bandero west - Ultime stop dans les San Blas - du 6 au 11 avril 2004

Nous ne pouvions résister au plaisir de venir une dernière fois traîner dans ces si jolies San Blas, faire quelques apnées et admirer ces ilôts sublimes. Nuinudup n'est qu'une petite halte mais nous découvrons encore des îles inhabités comme Western Salar, ou encore Cangombia si jolie mais qui semble avoir été abandonnée récemment, l'eau du puit étant devenue très salée. Le paysage y est encore une fois une carte postale, nous transposant au beau milieu d'un rêve, véritable havre de paix dont nous avons bien du mal à nous extirper et dont nous nous imprégnons une dernière fois. La pêche n'est pas top pourtant Jean-Luc a toutes les peines du monde à nous dégoter un snaper, et moi bien du mal à repousser en frappant sur l'eau les trois requins qui semblent ne voir que moi mais qui finalement ne me trouveront pas à leur goût !

 

Une île sans nom nous accueille et nous nous y prélassons une journée, toujours du bleu turquoise, du blanc et du bleu profond. Nous ne nous lassons pas de ces somptueux dégradés de bleus qui enchantent nos regards.

 

A Coco Bandero nous retrouvons Sorentila et l'italien Alfredo avec qui nous allons pêcher. C'est veille de Pâques et les Italiens organisent un barbecue spécial sur une autre île .Alfredo nous quitte pour les y rejoindre. Jean-luc veut aller pêcher ici et c'est une bonne affaire puisque après 4 flèches, droites au départ, tordues après la bataille et un paquet d'apnées à plus de 12 mètres il finit par avoir le super mérou du siècle ! Ce Monsieur le narguait au fond d'un trou et maintenant nous le narguons couteaux et fourchettes à la main ! La bête ne faisait pas moins de 25 kilos, et l'opération dépeçage et conservation ne furent pas de tout repos. Conserves ! Plats en tous genres encore une fois !

Le chasseur et le chassé - dernier sourire avant cuisson !

 


En mer pour Providencia - 12 avril au 14 avril 2004

Nous levons l'ancre ce matin pour Providencia mais, après avoir franchi la passe qui nous fait sortir de Coco Bandero, une palme de cocotier énorme s'est prise dans l'hélice et nous faisons demi-tour pour aller l'oter, le moteur ne tournant plus qu'au ralenti, puis ca y est, Bye Bye San Blas ! Nous faisons route directe au 330° pour Providencia avec un vent de Nord Est. La mer est belle et nous entamons une navigation de 300 miles nautiques. Nous croisons deux routes de cargos. Les nuits sont étoilées et claires et nous apprécions ces moments ou nous sommes seuls avec l'univers. L'étrave toujours éclairée par ce plancton phosphorescent. Nous pêchons un mahi-mahi de taille raisonnable qui nous apporte un peu plus de poisson ! comme si nous en manquions!!!

En arrivant sur Providencia nous sommes entourés par une vingtaine de dauphins magnifiques qui font des bons devant le bateau et nagent à une vitesse étonnante. Le vent se lève, et nous voici dans un grain avec de bonnes rafales. Les dauphins sont partis, la visibilité nulle, Providencia que l'on voyait auparavant à disparu ! Puis le grain poursuit sa route et nous oublie laissant à nouveau apparaître l'île verte, ses côtes où de jolies plages semblent nous inviter. Il est 18 heures lorsque nous entrons à Providencia et ancrons. Nous sommes en Colombie ! Ah! Ah! Ah!

 

 

Providencia (Colombie)

du 15 avril au 21 avril 2004

Et oui, nous sommes en Colombie bien que Providencia soit située au large du Nicaragua. Les gens parlent ici, c'est officiel!, l'espagnol mais nous constatons plusieurs fois que beaucoup parlent anglais et le revendique. La Colombie c'est bien loin!. Cette petite île montagneuse d'origine volcanique ne fait que 7km de long et 4 km de large et son pic le plus haut " el pico " culmine à 320 mètres !

 

Les autorités viennent à bord pour faire notre entrée et chose incroyable tout va si vite qu'on se demande une fois qu'ils ont disparu si on n'a pas rêvé ! ! Ils sont d'une efficacité redoutable !

Il pleut sur Providencia, un bon moyen de faire le plein d'eau douce et j'en profite pour faire une grande lessive sur le pont ! Trop humide pour aller à terre !

Le temps se calme enfin et nous partons explorer le quartier des docks. Santa Catalina, capitale de Providencia, petit bourg tranquille avec quelques bâtiments administratifs, des banques qui ne font pas de change !, des supermarchés à tous les coins de rues qui font le change!, un cyber café avec deux ordinateurs, une super boulangerie ! Santa Catalina est séparé de Santa Isabel par le Canal Aury sur lequel on a jeté un petit pont piétonnier pour éviter aux hameaux d'être isolés.

Une étrange girouette barracuda - Tourist or not tourist ?! - Le pont piéton reliant les îles

Nous faisons le tour de l'île à pieds en empruntant l'unique route, soit 18 km de réseau routier ! A chaque pas la vue qui s'offre à nous est stupéfiante de couleurs bleues et le reef tout blanc d'écume apparaît sous nos yeux, une invitation à aller y jeter une ancre ! Plus de motos que de voitures sur cette route, tous taxi dans l'âme!. Environ 6000 habitants vivent ici éparpillés dans les nombreux hameaux de l'île. Quelques Resorts vers Aguadulce accueillent les touristes, mais le tourisme n'est pas le point fort de l'île contrairement à San Andres l'île voisine, beaucoup plus grande, mieux desservie et également colombienne,située à 90 km de là.

Local drink - Maison créole et ses cotonniers - Le reef, rien que du bleu!

Les gens sont sympathiques et serviables et la communauté rasta bien présente. Ambiance caraïbes, maisons créoles, tout cela à un petit air antillais plutôt que Colombien ! Pas de violence semble-t-il, mais tout de même et parce que c'est colombien et que les trafiquants viennent sûrement jusqu'ici il n'est pas de bon ton d'aller mouiller ailleurs que dans la baie sous les yeux du capitaine du port… qu'on se le dise ! Un voilier américain en a fait les frais lorsque nous étions là.


Sur l'île de Santa Isabel, des petites maisons créoles où l'on voit les pécheurs confectionner des nasses pour attraper les langoustes. La mangrove qui entoure une partie de Santa Isabel regorge de crabes de terre colorés qui se précipitent dans leurs trous au moindre bruit. Nous passons devant la rastafarian community et grimpons sur le point culminant de l'île pour y découvrir une vue superbe de Santa Catalina, de la baie dans laquelle les voiliers sont mouillés en attendant le bon vent pour partir vers le Honduras, le Bélize ou encore le Mexique que certains rejoignent non stop.

La baie de Santa Catalina mouillage principal


Nous faisons notre sortie en même temps que Jude et Linda à bord de Jubilee puis après avoir dépensé nos derniers pesos colombiens, nous quittons l'adorable Providencia où il est vrai nous aurions aimé pouvoir nous déplacer plus librement dans les diverses baies et mouillages et y passer ainsi plus de temps.