| Réplubique Dominicaine | Voir Galerie |
Nous arrivons à La Samana, vers 9h30 du matin. La République Dominicaine est une immense île pour nous qui venons de ST Martin, et pour atteindre la Samana il faut tout d'abord traverser une grande partie de la baie ce qui prend un certain temps!! Les côtes sont superbes et surtout les cocotiers qui recouvrent les flancs de montagnes par milliers nous font du bien. Enfin de la verdure!
A peine arrivés nous avons la visite, un peu louche, des autorités. L'un sait à peine écrire et écrit sur le revers de documents qui n'ont rien à voir avec son rôle, l'autre à un badge et des documents, un troisième est un jeune militaire, le quatrième a des formulaires et note tout, puis le cinquième nous annonce que lui est juste le passeur qui emmène ces messieurs. On nous demande de payer 10 USD pour le mouillage, et de donner 10USD de pourboire au 4 pseudo fonctionnaires puis le passeur réclame 5USD pour avoir emmener ces messieurs!!!! Tout cela sent l'arnaque, mais on est brave et on paye. En discutant avec LAS BRISAS on se rend compte que la tactique et le prix a été différent avec eux.
Petite ballade à terre. Les enfants qui traînent sur le ponton proposent mille et un services pour quelques pièces de monnaies. Sale habitude que divulguent sans compter les américains nombreux dans ce coin du monde. Il est vrai que 1/3 de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. La Samana est une ville rendue célèbre par ses whales watching, et toute l'activité touristique de la ville tourne autour de cela. Le matin des bus arrivent et déversent leur flot de touristes sur le ponton d'où ils embarquent sur diverses embarcations. Ils prennent alors la direction de la baie et ne reviennent qu'en fin d'après midi. Il n'y a pas vraiment de port, pas vraiment de quai et tout le monde circule sur un étroit ponton, les touristes, les employés des bateaux, les enfants en quête d'une pièce et nous avec nos dinghies...
La ville possède de grands jardins publics et une grande promenade sur tout le front de mer. Peu de gens s'y prélassent, sauf peut-être vers la fin de l'après-midi. Chaque personne qui possède un véhicule, deux ou quatre roues est un taxi en puissance. Les motos s'arrêtent et proposent de vous emmener ou vous voulez pour pas cher. Les plus organisés ont attelé, à l'arrière de leur moto, une petite carriole pour y loger deux personnes cela à un petit air asiatique au look caraibes, of course.
La vie en République Dominicaine est très peu chère pour nous et nous en profitons pour passer deux coups de fils, faire quelques achats et même consulter l'internet. Nous achetons des glaces que nous mangeons sur le front de mer comme de bons touristes en se faisant héler toutes les deux minutes par des motos-taxis. Avec Las Brisas Team nous allons aux Affaires Maritimes locales pour récupérer notre papier de clearance qui devait être prêt. Que néni, nous devons attendre encore, pendant que le sous commandant se fait couper les cheveux dans son bureau. Une secrétaire tape les documents devant nous, sans jamais avoir vu les papiers des fonctionnaires passés à notre bord!!! Une fois les papiers prêts, on nous annonce qu'il faut revenir le lendemain, ces documents devant être visés par une autorité supérieure!!! Or nous devons partir le matin tôt! Finalement le sous commandant nous dit que l'on peut partir mais qu'il faut donner le document auprès des autorités de Lupéron où nous nous rendons!!
Des trombes d'eau s'abattent sur La Samana en fin d'après midi et nos réserves d'eau débordent! Un violent orage a éclaté et la foudre tombe non loin de nous sur un petit bateau français qui nous contacte par radio alors que Jean Luc et Eric discutent de l'itinéraire du lendemain. Jean-Luc et Eric lui donnent quelques conseils. Au petit matin nous apprenons en passant devant son bateau que toute son électronique est hors d'usage.
Nous ressortons de cette immense baie de la Samana et doublons Cabo Samana, nous concluons qu'il vaut mieux couper la longue route qui mène à Luperon en trois partie. La première étape, 32 miles jusqu'à Puerto Escondido. La deuxième jusqu'à Rio San Juan et ensuite Lupéron.
La météo n'est pas terrible, le temps assez nuageux et instable. Les intempéries de la veille font se déverser bon nombre de choses dans l'eau, notamment des troncs, des grandes palmes de cocotiers, et des quantités de noix de coco flottent au gré des courants. Alors que nous atteignons une première baie un grain s'abat sur nous et on se croirait en longeant ces flancs de montagnes verts mais dans la brume, en pleine patagonie!! Au moment où nous rentrons dans la petite baie, une barque avec trois hommes s'approche de nous, l'un deux dit que c'est le commandant et a entre les mains... une arme!!! Accueil sympathique, nous n'en doutons pas. Néanmoins nous rebroussons chemin pour aller retrouver Eric resté à l'extérieur de la baie, et à la vue du deuxième bateau, la fine équipe s'évapore aussi vite qu'elle était apparue! Nous optons toutefois pour la baie suivante située 5 miles plus loin et surtout beaucoup plus grande. L'eau de la baie est marron, on dirait Fouras dans ces plus mauvais jours!!! Les vaches déambulent sur le plage suivies de quelques ânes. Tout à l'air calme, il y a même un terrain à vendre les pieds dans l'eau, avec sable et cocotiers!!! Le mouillage est assez houleux et ce soir pas de coucher de soleil, c'est tout gris et pluvieux!! Encore!
Nous jetons l'ancre non loin de la côte et sur la plage nous apercevons quelques touristes venus dans des 4x4 aménagés style safaris. Quelques lolos se trouvent sur la plage et dès le départ des touristes, ils plient bagages. Un troupeau de petites vaches accompagnées de quelques ânes fait les cent pas sur une petite crique sans issue, sauf peut-être par la montagne,. Tout semble paisible, le vent tombe, le ciel devient sombre et peu d'étoiles sont visibles, pas une lumière à terre. L'orage commence à gronder et de splendides éclairs illuminent la plage ou l'on distingue comme en plein jour quelques pirogues de pêcheurs sur le sable blanc. Il n'y a que deux voiliers dans la baie, Las Brisas et Iritis.
Après une nuit relativement calme et reposante, nous levons l'ancre à 6h30 pour parcourir les 52 miles et atteindre Puerto Valle. Nous quittons Escondido avec le lever du soleil et toujours aussi peu de vent. Est-ce Las Brisas qui devrait changer de nom et s'appeler Pétolas?! Le vent apparaît un peu plus tard dans la journée, des dauphins viennent s'amuser autour de nous. Nous longeons la côte où les plages sont nombreuses et désertes, les rochers tombent dans l'eau et l'on aperçoit souvent des grottes dans les collines. En arrivant vers Puerto Valle des trous du souffleurs apparaissent jusqu'à l'entrée de la baie, c'est assez impressionnant. Le reef qui protège Puerto Valle est pas mal non plus! Nous passons presque dessus! Aucun balisage, pas d'indication sur les cartes, tout baigne, on navigue ici au sondeur!!! Il nous faut zigzaguer pour atteindre le mouillage, un vrai gymkana!
Puerto Valle est un petit village de pécheurs bien calme, juste une petite houle. Une grande plage de sable blanc s'étend sur toute la baie, les cocotiers et arbustes sont couverts d'aigrettes qui au coucher du soleil décollent par groupes pour rejoindre l'autre côté de la baie. Elles passent juste au dessus du bateau, imperturbables. Les petits bateaux de pêches sont au mouillages et un va et vient de barques s'opère entre le village et les bateaux. A terre la musique merengue résonne. Aujourd'hui était un jour férié, c'est la fête! Très vite tout redevient calme et tout le monde s'endort.
Plus que 53 milles et nous seront à Luperon. Le vent tarde à nous rejoindre et nous mettons le spi ce qui nous permet d'avancer à 6 noeuds. Jean-Luc met les lignes à l'eau et nous remontons 2 barracudas que nous relâchons, et un petit thon. Une grosse daurade coryphène se prend à notre ligne, et au moment ou nous allions la hisser à bord elle est partie avec l'hameçon, au grand désespoir de Jean-Luc qui désormais assurera sa proie avec le fusil harpon plutôt que de la voir disparaître!!! Tant pis, pas de mahi-mahi pour ce soir, seulement du thon!!!
Nous passons devant Puerto Plata ou quelques gros portes-containers croisent. Vu du large cette ville semble assez importante et à l'air plutôt industrielle. Nous avons encore quelques milles à parcourir avant d'atteindre Luperon. Las Brisas nous devance. Enfin l'entrée de Luperon est devant nous. De la mer on ne distingue rien, pas un mat, pas une maison, rien. C'est une enclave dans la mangrove qui ressemble un peu à une queue de poisson et l'entrée est très mal balisée... ce doit être normal ici! Il y a bien des bouées, mais ni rouge ni verte, elle sont jaunes ou rouillées! Donc il faut une fois de plus naviguer le nez sur le sondeur! Et après quelques frayeurs, on passe!
Une fois l'entrée passée, une baie à droite et une baie à gauche. A gauche, c'est vide pas un bateau, c'est une vraie mangrove mais très peu profonde. A droite, on commence à distinguer un mat, puis deux, puis.... une bonne cinquantaine!!! Un vrai trou à cyclone au milieu d'une mangrove, peu d'air et donc mon petit doigt me dit que les moustiques doivent y trouver de quoi venir faire quelques ponctions sur ces petits marins pas trop mal nourris pour parfaire leur quotidien. Jean-Luc dit que cela ressemble à Grenade. Nous mouillons au milieu de ces voiliers dont la majorité sont américains et canadiens. Trois ou quatre bateaux battent pavillon français, dont deux qui sont partis quasiment en même temps que nous de St Martin, un catamaran couleur Orange presque fluo, on ne peut plus discret "la Françoise", et un monocoque "Calypso" d'Arcachon. Le premier rentre en France, le second monte sur la côte Est des Etats Unis, tous deux via les Bahamas.
Nous aurons la visite des autorités au petit matin 8heures. A la Samana il nous avait été précisé qu'après avoir payé ici nous n'avions plus rien à payer dans les autres ports de la République Dominicaine, mais hélas, il en est autrement. Cette fois nous payons 10 usd pour l'agriculture, 10 usd pour le contrôle des animaux à bord (nous nous abstenons d'ailleurs de déclarer ratus norgévicus notre passager clandestin qui s'est octroyé le droit d'embarquer à notre bord aux Iles Vierges Britanniques!!!) puis 700 RDS (soit 35 usd) pour le bateau, et 10 usd par passeport pour l'immigration!!! soit un total de 75 usd!! Mais ici la technique de demande du pourboire nous est mieux présentée qu'à La Samana et on nous dit que normalement il est de coutume de donner un petit pourboire au chef du port, on temporise et demande si c'est tout de suite ou en partant et ils nous laissent entendre que c'est quand on veut mais ils attendent quand même, on finira par leur donner 4 usd.
Une fois les autorités, au nombre de 5 personnes, parties, nous nous mettons en quête de notre passager clandestin. Nous avons de fortes présomptions sur sa mort, étant donné la désagréable odeur qui envahit l'arrière. Ayant découvert sa présence très rapidement nous avions planqué toute bouffe qui pouvait attirer ce locataire encombrant. Donc très vite il n'a plus pu s'alimenter et lors de notre escale à Puerto Rico nous avions fait l'achat de croquettes spéciales que nous avions répandues un peu partout. Ratus-Ratus n'a pas eu l'air d'apprécier nos appétissantes croquettes et s'est plutôt vengé sur mon paréo de Noël et ses nombreuses perles de décoration!!! Hélas, peu digestes!! Donc nous avons fini par retrouver notre animal scotché derrière la poubelle et sec!! De deux choses l'une, soit il a eu une indigestion de perles, soit le mal de mer, causé par la houle dans Mona Passage, a fini par l'emporter! Mais nous en sommes quitte pour une belle frayeur, après avoir imaginé le scénario d'une maman ratus mettant bas une dizaine de ratounets, se reproduisant entre eux et prenant possession d'Iritis,etc.... Tout est bien qui finit bien!
Sur ce mouillage très calme de nombreux voiliers sont inoccupés et gardiennés moyennant 5usd par jour. Quelqu'un vient faire tourner le moteur régulièrement et aérer etc... Des américains installés là depuis un certain temps, diffusent un petit bulletin d'informations qu'ils viennent gracieusement vous apporter dès votre arrivée. Au vu du bulletin on à l'impression d'arriver dans une marina et une ville grandiose. La réalité diffère!!!
Nous allons à terre. Le dock situé au fond de la mangrove possède un grand quai ou quelques gros bateaux semblent amarrés là forever. Quelques mètres plus loin un dinghy dock flottant pour les plaisanciers. Nous y laissons notre dinghy. Nous marchons environ 5 minutes puis passons un poste de contrôle où un homme est assis là avec son arme sur les genoux. Pas d'uniforme. Nous lâchons quelques ola, par ci par là, puis passons devant les autorités du port, un container bleu avec quelques fenêtres. Nous atteignons "La Ville" qui n'est autre qu'un village de pécheurs, composé d'une rue principale et de quelques ruelles adjacantes. Les maisons sont en bois à même le sol et les plus récentes en béton mais elles sont plus rares. Peu de fenêtres. Autant l'extérieur est d'allure dénudé et spartiate autant l'intérieur semble assez confortable. Chacune d'elles possèdent des rocking chair qu'un couple de petits vieux typiques fabriquent et rempaillent. La musique merengue est omniprésente. De nombreuses petites échoppes vendent le principal, boîtes de corned beef, lait, riz, oeufs et légumes de production locale ainsi que l'inévitable et nationale bière Présidente. Il y a une poissonnerie, une boucherie. Des épiceries plus cossues que les petites échoppes offrent un choix un peu plus important. La vie est ici très bon marché pour nous bien évidemment. Bien entendu dans les petites échoppes comme dans les épiceries, l'hygiène laisse à désirer. Les gens bien souvent ne possèdent pas de réfrigérateur et achètent au jour le jour par petites quantités.
On trouve ici un centre de téléphone qui fonctionne très bien, un cyber center avec 6 ordinateurs, mais un seul modem, donc la lenteur y est proportionnelle au nombre d'ordinateurs occupés au même moment!! La patience est de mise, mais vu le prix payé; 1,50 usd, cela vaut le coup!
Quelques restaurants et bars s'échelonnent sur l'axe principal. Une station service à l'entrée de la ville, bref on y trouve tout ce dont on peut avoir besoin. Pour plus de choix il est souvent nécessaire de louer une voiture pour se rendre à Puerto Plata ou Santiago situées à environ une heure de route.
Il est noté dans notre bulletin qu'il y a une marina et nous nous empressons d'aller voir. De marina il n'y a qu'un quai pour probablement faire de l'eau, et un micro chantier. Un restaurant immense, mais l'électricité manquait ce jour là! Eventuellement et quand il y a du courant il y a une laverie. Marina qui tient plutôt du yacht club.
Mardi 22 avril, nous décidons de prendre un Wa-Wa pour aller à Puerto Plata avec Las Brisas pour faire des vivres plus conséquentes dans un grand supermercado, mais un taxi nous accoste et nous propose pour le prix du Wa-Wa de nous emmener, de nous ramener et de jouer les guides touristiques dans Puerto Plata. Deal accepté nous montons dans son auto! Une chevrolet passée d'âge, sans amortisseur, qui fonctionne au gaz et sans clef de contact!!! Cela nous rappelle notre voiture saint-martinoise! Nous sommes 5 plus le chauffeur! Et nous voilà partis.
Les routes sont en assez bon état et l'on profite du paysage verdoyant qui défile. Nous croisons un nombre incroyable d'hommes à cheval, ou sur des ânes. Les plus fortunés vont à moto. Le taxi très utilisés est hélé du bord de la route très souvent, mais nous sommes complets. A mesure que l'on s'approche de Puerto Plata, la civilisation se fait plus présente, plus de véhicules, plus de publicités taguées sur les murs, plus de détritus ça et là. Dès notre arrivée Hilario notre chauffeur nous emmène au pied du téléphérique du Mont Isabelle. Le ciel est menaçant et nous hésitons à monter, mais le guide nous affirme qu'en haut, il ne pleut pas. Sceptique nous décidons tous de monter quand même. Eric, qui a le vertige, s'assure auprès du machiniste que le téléphérique est bien révisé régulièrement! Nous embarquons dans la cabine qui nous emmène vers le sommet à 850m environ. A mesure que nous prenons de l'altitude nous découvrons un panorama superbe sur la mer ou tous les reefs sont bien visibles! Côté montagne, la végétation est riche, diversifiée et fleurie! Et c'est dans le brouillard que nous découvrons qu'un Christ a été érigé sur le sommet, comme à Rio de Janeiro!! On s'y croirait!
Une chance il ne pleut pas, force est de constater que le guide avait raison et nous nous promenons dans cette forêt tropicale, ou poussent des heliconia, des red ginger (alpinia purpurita), des bégonias, des amaryllis, des hibiscus et autres fleurs magnifiques dont seuls mes frères pourraient me donner le nom!! Les arbres n'en sont pas moins présents avec des palmiers royaux, des cocotiers, des ixora une espèce de caféiers je crois, c'est beau! Je me régale! Un bon bol d'air, la température au sommet est sensiblement plus fraîche qu'en bas.
Nous retrouvons Hilario en bas et nous poursuivons notre visite de Puerto Plata qui est en effet une vraie ville, plutôt industrielle avec Rhumerie, Usine de mise de vin en bouteille, activité portuaire importante, etc. Hilario nous emmène voir la plage et nous montre Neptune juché sur son rocher ! puis nous allons visité le fort. Tiens on se croirait à Brouages! Du fort on peut voir les gros cargos passer chargés pour d'autres destinations. Un avant goût de Panama. Puis le tourisme prend fin avec un arrêt au supermercado du coin. Un peu chic comparé aux épiceries de Luperon, mais au moins il y a à peu près tout ce que l'on peut imaginer et bien évidemment les prix y sont un peu moins cher. Avec Eric et Adriana nous faisons le plein de bouffe, et c'est avec surprise qu'Hilario nous verra sortir avec 3 chariots qui débordent. Il à l'air un peu affolé et se demande ou il va bien pouvoir caser tout cela. Avec méthode nous finissons par y arriver et c'est avec une voiture qui déborde que nous repartons à Luperon.
Aujourd'hui 22 avril, nous avons donné rendez-vous à Hilario à 13 heures pour qu'il nous emmène faire une petite randonnée dans des cascades. La fine équipe Iritis-Las Brisas est au rendez-vous et nous embarquons dans cette chevrolet dont les démarrages capricieux nous sont devenus presque familiers! Nous voilà partis pour Les Cascades. Tant que nous sommes sur la route tout va bien, puis nous empruntons, toujours avec la Chevrolet, un chemin plein d'ornières et de cailloux, récupérons un guide -obligatoire- ce qui monte à 7 le nombre de passagers, et continuons environ 15 minutes, au milieu de cultures de canne à sucre, jusqu'à la rivière où nous laissons la voiture et traversons la rivière à guet pour rejoindre l'autre rive. Une fois de l'autre côté nous empruntons soit des chemins argileux, soit le lit des ruisseaux vingt minutes durant pour rejoindre la première cascade. Ce que j'oublie de dire c'est que nous ne sommes pas seuls dans cette excursion ! En effet, ce tour qui semble-t-il est vendu dans les resorts alentours et autres agences de tourismes locales, arrive par 4X4 d'une douzaine de personnes chacun et tout ce petit monde suit le même trajet à la queue leu leu! Et cela fait pas mal de monde!
La première cascade devant nous, il nous faut nous mettre à l'eau et grimper une échelle de fortune pour accéder en fait au niveau supérieur et ainsi de suite. Mon lumbago me fait terriblement souffrir et j'arrête là, moi qui voulait tellement y aller je suis quand même un peu déçue. Adriana reste également cela semble trop difficile pour Valentina. Seuls les garçons iront. Au vu du film fait par le guide avec la caméra d'Eric, les gorges sont assez belles et les tobogans naturels avaient l'air bien sympathiques si l'on oublie bien entendu les 23°C de l'eau!!! Le retour s'effectue par le même chemin et nous voyons réapparaître nos hommes qui bien sûr doivent sauter du haut de la première cascade pour atteindre la terre ferme! Eux ont au moins pris un bon bain d'eau douce!!! Et sont ravis de leur tour!
Hilario nous ramène à Luperon ou nous repassons sur nos bateaux respectifs et décidons d'aller "dîner en ville"! Il y a un espèce de lolo qui sert du poulet grillé et nous fixons notre choix sur celui-ci. Le propriétaire du lolo n'est autre que le responsable de l'agriculture qui est venu inspecter notre réfrigérateur à bord ! Le monde est petit! Nous mangerons du poulet grillé, du riz froid, des plantains frites froides, le courant étant trop faible pour faire fonctionner le micro-ondes! Par contre, bières et les bouteilles d'eau sont quasi congelées!
Ce matin 23 avril, Hilario que nous avons mis à contribution pour tous nos déplacements, moyennant rétribution of course, attends les garçons au ponton vers 9 heures et les emmène faire de l'eau "potable" et du gasoil. La date de départ est finalement fixée à demain soir 24 avril, direction les Turcs and Caicos, toujours en compagnie de Las Brisas.
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